Author Archives: Bruno Dravet

communique de la ligue des conducteurs

Category : Non classé

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Chère Madame, Cher Monsieur,Vous le savez sans doute, le 80 km/h est un échec patent puisqu’on déplore, en 2019, 63 blessés et 5 tués de plus qu’en 2018.Ce qui n’empêchera pas le gouvernement de nous l’imposer définitivement dans 13 semaines, pour faire tourner à plein régime les radars, si la résistance n’est pas phénoménale.C’est pourquoi nous vous demandons de rejoindre de toute urgence les 160.000 conducteurs qui ont déjà signé la Doléance anti-80 km/h et d’aider à mobiliser un maximum de Français contre cette mesure qui, contrairement à ce que prétend le gouvernement, pourrait bien mettre vous mettre en danger sur les routes.Voici pourquoi.Il faut bien l’avouer, c’est assez contre-intuitif. Il est difficile d’imaginer qu’une baisse de vitesse puisse s’avérer dangereuse. Et pourtant…

La raison pour laquelle cet abaissement uniformisé à 80 km/h est, par nature, contre-productif, est que cette baisse la limitation de vitesse éloigne les conducteurs de la vitesse moyenne naturelle.
La vitesse naturelle, c’est la vitesse qui est spontanément adoptée par les conducteurs pour être confortable – ni trop lente, ni trop rapide – et leur permette de faire leurs déplacements en toute sécurité et sans durée excessive.La vitesse moyenne naturelle est obtenue en prenant « la densité statistique constatée et en la fixant au 80 ou 85ème centile« . En clair, c’est la vitesse à laquelle la majorité des conducteurs rouleraient s’il n’y avait pas de signalisation.Des études montrent en effet que la mortalité routière ne baisse que si la vitesse se rapproche de la vitesse moyenne naturelle, et non si elle s’en éloigne, à la baisse ou à la hausse.
Il s’agit d’études américaines, notamment celles de Charles A. Lave, de l’Université de Californie (1).Ce ne sont malheureusement pas des études françaises. Mais après tout, toute la propagande gouvernementale pour baisser les limitations de vitesse repose sur la formule de Nilsson (1 % de vitesse en moins, c’est 4 % de mort en moins) contestable et contestée (2), issue d’une étude suédoise qui, de plus, avait un contexte incroyablement atypique, puisqu’elle étudiait le comportement des Suédois suite au changement de sens de la circulation en 1967, ce pays roulant préalablement à gauche. Stupéfiant, non ?Voici, donc, ce que disent les études sur la vitesse naturelle.Elles montrent que les véhicules roulant entre le 50e et le 90e centile de la vitesse ont le plus faible risque d’accident.
Autrement dit, ce sont les 40 % de conducteurs roulant au-dessus de la vitesse médiane qui ont le moins d’accidents.En outre, les conducteurs les moins rapides ont plus d’accidents que les conducteurs les plus rapides : une étude de l’Institute of Transportation Engineers a ainsi montré que ceux qui conduisent à 10 miles/h (16 km/h) en dessous de la limite de vitesse ont une probabilité 6 fois plus élevée d’avoir un accident.En fait, ce qui est propice à la sécurité sur une route, c’est qu’il n’y ait pas une forte variance de la vitesse (3). Donc, que la limitation de vitesse soit la plus proche possible de la vitesse moyenne naturelle, vitesse à laquelle la majorité des conducteurs se placent spontanément.
Ainsi, quand l’Etat de New-York aux Etats-Unis (qui représente 20 % de la superficie de la France, avec une géographie très variée) a relevé sa limite de 55 à 65 m/h (soit de 88 à 104 km/h), la mortalité des portions montagneuses a augmenté de 17,6 %. Mais en plaine, elle a baissé de 30,2 %. Cette augmentation de la limitation y était plus en adéquation avec la vitesse moyenne naturelle.Mais alors, sur les routes de France, comment savoir quelle serait la vitesse moyenne naturelle?Votre expérience personnelle vous amène peut-être à constater que la vitesse naturelle, confortable,  est, sur la plupart des tronçons de route, supérieure à 80 km/h.
Dans ce cas, s’il vous plaît, signez vite la Doléance anti-80 km/h, pour mettre fin à cette pseudo-mesure de sécurité routière qui est une aberration infantilisante et contre-productive.JE SIGNE LA DOLÉANCE ANTI-80 KM/HEt si vous voulez en savoir un peu plus, suivez le guide !Il n’existe pas à notre connaissance d’études et expérimentations françaises permettant d’établir la vitesse moyenne naturelle sur notre réseau routier.Mais l’évaluation de l’abaissement de la vitesse limite à 80, faite en janvier dernier à la demande du gouvernement, par le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) (3), nous en donne une idée assez précise.Pour apprécier les vitesses pratiquées sur les routes concernées par le 80 km/h à compter du 1er juillet 2018, des caméras ont été installées permettant, dès juin 2018, d’observer les vitesses pratiquées.Durant tout le mois de juin 2018 (donc avant l’abaissement à 80), les vitesses moyennes journalières pratiquées sur les routes concernées par cet abaissement étaient de 87 km/h.
On voit que la vitesse moyenne pratiquée était très proche, et en deçà, de la limitation de vitesse à 90. Ce qui tend à montrer que la vitesse moyenne naturelle, qui serait pratiquée sans signalisation, y est sans doute assez proche de 90 km/h, et vraisemblablement comprise entre 90 et 100.A contrario, durant les dix-huit mois qui ont suivi (donc après l’abaissement à 80), les vitesses moyennes pratiquées sur ces mêmes routes ne descendent pas à  80.Elles oscillent entre 83 et 84 km/h.Les conducteurs résistent. Ils refusent, en moyenne, de pratiquer cette vitesse limite abaissée. Et 23 % roulent toujours à plus de 90 km/h. Ce qui, là encore, tend à prouver que la vitesse moyenne naturelle serait un peu supérieure à 90.On voit qu’en abaissant la vitesse maximale à 80, le gouvernement a éloigné la limitation de vitesse de la vitesse moyenne naturelle (estimée).Ce qui est défavorable à la sécurité routière, conformément aux études évoquées ci-dessus.Et explique, en toute vraisemblance, la légère dégradation de la mortalité routière en 2019.
Dans les mois qui viennent, si nous arrivons à réunir les moyens financiers nécessaires, nous entamerons des études pour étayer cette analyse avec des données établies sur le réseau français et apporter des éléments scientifiques incontestables, corroborant les travaux déjà existants sur les vitesses naturelles.Mais, aujourd’hui, priorité à la mobilisation.Car dans moins de 13 semaines, le gouvernement va nous sortir son « bilan » du 80 km/h et nous matraquer d’arguments plus fallacieux les uns que les autres pour nous l’imposer DEFINITIVEMENT.
Alors, s’il vous plaît, signez et faites signer au plus possible de personnes autour de vous la Doléance anti-80 km/h :JE SIGNE LA DOLÉANCE ANTI-80 KM/HAujourd’hui, on sait que le 80 km/h est un échec patent. On nous promettait 400 vies sauvées pour imposer aux Français cet abaissement ridicule. Résultat : 5 tués de plus à déplorer.Et l’on sait aussi pourquoi :Des études scientifiques montrent qu’il faut que la limitation de vitesse soit la plus proche possible de la vitesse moyenne naturelle adoptée par les conducteurs pour garantir la sécurité sur les routes.Les observations du CEREMA  montrent que la vitesse naturelle sur les routes actuellement à 80 se situe sans doute entre 90 et 100. Cette évaluation est corroborée par l’expérience quotidienne de millions de conducteurs mais aussi par les décisions de Présidents de départements de plus en plus nombreux à repasser des milliers de km de routes à 90.
Ainsi, en nous éloignant de la vitesse moyenne naturelle, le 80 km/h place chaque jour des millions de personnes dans des conditions de circulation défavorables à leur sécurité.IL EST DONC URGENT DE METTRE FIN AU 80 KM/H EN FRANCE.
C’est pourquoi nous vous demandons de signer la Doléance anti-80 km/h ci-dessous et de transférer ce message à tous vos contacts pour leur demander de la signer.JE SIGNE LA DOLÉANCE ANTI-80 KM/HPour mobiliser un maximum de Français contre cette mesure contre-productive, et obtenir son retrait définitif, nous avons besoin de vous.S’il vous plaît, signez la Doléance et transférez le plus largement possible ce message autour de vous.Tous les Français ont le droit de savoir comment le 80 km/h les met en danger, eux et leurs proches.Merci de votre attention.Cordialement,L’équipe de la Ligue de Défense des Conducteurs.
(1) Travaux sur la vitesse naturelle : Speeding, Coordination, and the 55 MPH Limit – Charles A. Lave – The American Economic Review, vol. 75, n° 5 (déc 1985) pp 1159-1164 – cités dans contrepoints.org [lien](2) Etude sur la loi de Nillson [lien](3) Variance de la vitesse [lien](4) Cerema : Abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h – janvier 2020, p.16 [lien]  Vous recevez ce message car vous êtes abonné à notre liste d’envoi. Si toutefois vous souhaitez désinscrire dravet.bruno83@gmail.com, cliquez ici : Désabonnement
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VICES CACHES ET AUTOMOBILE

Category : Droit routier

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La garantie des vices cachés dans la vente automobile

Par Didier Reins, Avocat – repris dans ce blog par Maître B Dravet 

L’achat d’un véhicule automobile peut révéler quelques désagréments lorsque l’acheteur découvre que le véhicule est affecté de « vices cachés ». Celui-ci regrette alors son achat et souhaite l’annuler. Il faut savoir que lorsque vous avez acheté un véhicule automobile, vous êtes couvert par la garantie légale des vices cachés.

1. Les hypothèses prévues.

La garantie des vices cachés concerne toutes les ventes de véhicules :

  • les véhicules neufs ;
  • les véhicules d’occasion ;
  • les véhicules achetés auprès d’un professionnel ;
  • les véhicules achetés auprès d’un particulier.

2. Le vice caché : définition.

Un vice caché est un défaut qui empêche le fonctionnement et/ou l’utilisation normale de votre véhicule et que vous ne pouviez voir au moment de la vente.

Il y a donc trois conditions :

  • le vice doit exister au moment de l’achat ;
  • le vice doit être caché : cela signifie que vous ne pouviez le voir au moment où vous avez essayé et acheté le véhicule.
  • le vice empêche l’utilisation normale du véhicule.

Ce défaut vous empêche de rouler en toute sécurité avec le véhicule. Très souvent, le véhicule se retrouve immobilisé.

Si ces trois conditions sont réunies, vous pouvez vous prévaloir de la garantie légale des vices cachés et obtenir :

  • L’annulation de la vente ;
  • Le remboursement du prix d’achat ainsi que de tous vos frais annexes.

3. Quel est le délai ?

Vous devez agir dans un délai de deux ans à partir du jour où vous avez découvert le vice caché. Cependant, n’attendez pas deux ans ! Agissez le plus vite possible car plus vous attendez et moins vous serez crédible.

4. Quels sont vos moyens d’action ?

Il faudra d’abord privilégier un règlement amiable du litige en écrivant au vendeur pour lui proposer d’annuler la vente :

S’il accepte votre proposition :

  • le vendeur vous rembourse le prix du véhicule ;
  • vous lui rendez le véhicule.

Si le vendeur n’accepte pas ou ne vous répond pas (cela arrive souvent), vous devrez alors passer par une phase judiciaire.

Pour obtenir l’annulation de la vente et le remboursement du prix du véhicule et des frais annexes, il faut prouver l’existence d’un vice caché.

4.1 : la preuve de l’existence d’un vice caché.

Pour prouver l’existence d’un vice caché il faudra le plus souvent recourir à une expertise. Pour cela, il faut saisir le Tribunal de Grande Instance en référé et demander la nomination d’un expert.

ATTENTION : il faut choisir les termes exacts de la mission que vous souhaitez voir confiée à l’expert.

Il faudra donc bien préciser au tribunal que vous souhaitez que l’expert se prononce sur l’existence d’un vice caché.

Le but est ici d’obtenir de l’expert un rapport d’expertise dans lequel celui-ci dira expressément que le vice existait au moment de la vente et que ce vice était caché.

L’expert vous convoquera avec votre avocat afin d’expertiser votre véhicule et recueillir vos observations.

Puis l’expert rendra un rapport dans lequel il donnera son sentiment sur l’existence du ou des vices et sur la caractère apparent ou caché de ces vices.

4.2 : l’action en résiliation de la vente.

Une fois le rapport de l’expert rendu, vous avez toutes les cartes en main. Il faut alors saisir le Tribunal et demander l’annulation de la vente. Pour cela il faudra que votre avocat mette en avant le contenu du rapport d’expertise.

Concrètement, vous pourrez demander :

  • Le remboursement du prix du véhicule ;
  • Le remboursement de la carte grise ;
  • Le remboursement de la cotisation d’assurance automobile que vous avez souscrite ;
  • Le remboursement des intérêts que vous avez payé si vous avez contracté un prêt pour acheter ce véhicule ;
  • Le remboursement des frais éventuels de gardiennage si le véhicule est immobilisé chez un garagiste.
  • Le remboursement des frais d’expertise ;
  • Le remboursement de vos frais de procédure engagés pour vous défendre ;
  • Des dommages et intérêts pour le préjudice subi.

JE RELEVE UN MOTARD BLESSE C’EST UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION

Category : Droit des victimes

Bien qu’effectuant un acte volontaire, l’automobiliste qui se blesse en relevant un scooter tombé à terre est bien victime d’un accident de la circulation au sens de l’article 1er de la loi du 5 juillet 1985.

Après s’être arrêté pour relever un scooter qui était à terre, un automobiliste s’est rendu au service des urgences où a été constatée une rupture de la portion distale du tendon du biceps droit à l’occasion d’un effort de soulèvement. Il a alors assigné le propriétaire du scooter et son assureur en indemnisation de ses préjudices sur le fondement de la loi du 5 juillet 1985, en présence de la caisse primaire d’assurances maladie (CPAM) des Alpes-Maritimes.
La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a débouté de ses demandes et l’a condamné à rembourser à l’assureur la provision perçue. Les juges du fond ont retenu que le fait que l’automobiliste ait relevé un scooter et qu’il ait été blessé n’était pas un événement fortuit et imprévisible mais résultait d’un acte volontaire, qu’il avait eu lieu de sa propre initiative ou bien sur demande d’un tiers. Selon eux, la rupture de la portion distale du tendon du biceps droit à la suite du mouvement d’effort au soulèvement n’était donc pas la conséquence d’un accident de la circulation et ce préjudice ne relevait pas d’une indemnisation au sens de la loi du 5 juillet 1985.
Dans un arrêt du 24 octobre 2019, la Cour de cassation considère que la cour d’appel a violé par refus d’application l’article 1er de la loi du 5 juillet 1985 : il résultait des constatations des juges du fond que la victime s’était blessée en relevant un véhicule terrestre à moteur et qu’elle avait ainsi été victime d’un accident de la circulation au sens de ce texte.

Source

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#la loi d’urgence sanitaire

Loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 : de nouvelles dispositions pénales !

par June Perot REPRIS DANS CE BLOG PAR MAITRE b DRAVET

Réf. : Loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 (N° Lexbase : L5506LWT)

► La très attendue loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 a été publiée au Journal officiel du 24 mars 2020 et prévoit de nouvelles dispositions pénales pour sanctionner la violation des différentes interdictions et obligations édictées à l’occasion de cette loi d’urgence, qu’elles soient nouvelles ou précisées dans ce cadre.

Contexte historique. Pour répondre à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, la loi du 23 mars 2020, déclare un état d’urgence sanitaire qui se calque sur le régime de l’état d’urgence, inspiré lui aussi de celui de l’état de siège. Ce régime d’état d’urgence a été institué, sans base constitutionnelle expresse, par la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 (N° Lexbase : L6821KQP), dans le contexte de la guerre d’Algérie. Pour rappel, avant le mois de novembre 2015 (à la suite des attentats), l’état d’urgence a été appliqué à trois reprises entre 1955 et 1962 puis, toujours sans base constitutionnelle expresse, en Nouvelle-Calédonie en 1985 et, enfin, à la suite de violences urbaines constatées sur le territoire métropolitain, en 2005.

Application. L’article 2, chapitre 1er bis de la loi pose le principe selon lequel l’état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain ainsi que du territoire des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population (CSP, art. L. 3131-12), pour une durée d’un mois (CSP, art. L. 3131-13).

Toutefois, l’article 4 de la loi prévoit que par, dérogation aux dispositions de l’article L. 3131-13 précité, l’état d’urgence sanitaire est déclaré pour une durée de deux mois à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, soit jusqu’au 24 mai 2020.

Pouvoirs du Premier ministre. La déclaration de l’état d’urgence sanitaire donne au Premier ministre le pouvoir de prendre par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé, les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tous biens et services nécessaires afin de mettre fin à la catastrophe sanitaire.

Ces mesures peuvent notamment être les suivantes :

  • restriction ou interdiction de la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par décret
  • interdiction aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé
  • ordonner des mesures ayant pour objet la mise en quarantaine des personnes susceptibles d’être affectées
  • ordonner des mesures de placement et de maintien en isolement, à leur domicile ou tout autre lieu d’hébergement adapté, des personnes affectées
  • ordonner la fermeture provisoire d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public, à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services essentiels aux besoins de la population
  • limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature
  • ordonner la réquisition de tous biens et services nécessaires à la lutte contre l’épidémie du Covid-19 ainsi que de toute personne nécessaire au fonctionnement de ces services ou à l’usage de ces biens.

Sanctions pénales. Alors que jusque maintenant, seul le décret n° 2020-264 du 17 mars 2020 (N° Lexbase : L5116LWE), sanctionnait la violation des interdictions de se déplacer hors de son domicile, d’une contravention de 4ème classe (135 euros), désormais la loi prévoit que l’article L. 3136-1 est complété par cinq nouveaux alinéas sanctionnant plus largement la violation des autres interdictions ou obligations édictées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Peine d’amende. La violation des autres interdictions ou obligations édictées en application des articles L. 3131-1 et L. 3131-15 à L. 3131-17 du Code de la santé publique est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe (135 euros). Cette contravention peut faire l’objet de la procédure de l’amende forfaitaire prévue à l’article 529 du Code de procédure pénale (N° Lexbase : L3923IRQ ; au sujet de l’amende forfaitaire, cf. l’Ouvrage « La procédure pénale », dir. J.-B. Perrier, ETUDE : Les causes d’extinction de l’action publique, L’amende forfaitaire, E. Raschel N° Lexbase : E1209ZSL). Si cette violation est constatée à nouveau dans un délai de quinze jours, l’amende est celle prévue pour les contraventions de la 5ème classe (1 500 euros).

Aggravation. Si ces violations sont verbalisées à plus de trois reprises dans un délai de trente jours, les faits sont punis de six mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende ainsi que de la peine complémentaire de travail d’intérêt général, selon les modalités prévues à l’article 131-8 du Code pénal (N° Lexbase : L7580LPG) et selon les conditions prévues aux articles 131-22 (N° Lexbase : L9478IER) à 131-24 du même code, et de la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire lorsque l’infraction a été commise à l’aide d’un véhicule (pour aller plus loin, cf. l’Ouvrage « Droit pénal général », dir. J.-B. Perrier, ETUDE : Le régime des autres peines, Présentation du travail d’intérêt général, J. Frinchaboy N° Lexbase : E1717GAT).

Non-respect des réquisitions. La loi prévoit que le fait de ne pas respecter les réquisitions prévues aux articles L. 3131-15 à L. 3131-17 est puni de six mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende.

Constat des contraventions. La liste des agents pouvant constater par procès-verbaux ces contraventions, lorsqu’elles sont commises respectivement sur le territoire communal, sur le territoire pour lequel ils sont assermentés ou sur le territoire de la Ville de Paris et qu’elles ne nécessitent pas de leur part d’actes d’enquête, sont mentionnés aux articles L. 511-1 (N° Lexbase : L2987LH4), L. 521-1 (N° Lexbase : L5464IS8), L. 531-1 (N° Lexbase : L2730K7A) et L. 532-1 (N° Lexbase : L7059LUY) du Code de la sécurité intérieure.

Précisions relatives à l’interdiction de déplacement. Le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (N° Lexbase : L5507LWU) abroge le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 (N° Lexbase : L5282LWK) pour intégrer notamment les dernières mises à jour concernant les exceptions à l’interdiction de déplacement des personnes hors de leur domicile et les demandes du juge des référés du Conseil d’État (CE référé, 22 mars 2020, n° 439674 [LXB=A03603KK). Dès lors, sont autorisés :

  • les déplacements pour motifs de santé à l’exception des consultations et soins pouvant être assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux qui peuvent être différés
  • les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie
  • les déplacements résultant d’une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de police administrative ou l’autorité judiciaire
  • les déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction administrative ou de l’autorité judiciaire
  • les déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise.

quand les seniors réapprennent a conduire

Sécurité routière. Près de Rouen, les seniors revoient le code de la route

L’Amicale des anciens de Belbeuf (près de Rouen) a organisé une séance sur la Sécurité routière avec l’intervention de la Prévention routière. Précisions.

Il y a 1 jour  par  Florian Gambin repris par Maitre B Dravet avocat au barreau de toulon

L’Amicale des anciens de Belbeuf (Seine-Maritime) en dépit du faible nombre de participants (26 sur 150 adhérents) a proposé récemment une session sur la sécurité routière. « Avec 150 adhérents, ce n’est pas normal que l’on se retrouve à 26, mais bon, les gens doivent tous savoir », témoigne un membre du bureau.

Une mise à niveau nécessaire

Lors de cette session, certains membres du public ont découvert l’existence de nouveaux panneaux, qui n’existaient pas du temps où ils ont eu même passé leur Code de la route: « La plupart d’entre nous avons passé le code avec l’animateur et non avec l’écran », souligne l’une des participantes. Cependant, de manière à ne pas stigmatiser le public senior, l’animateur assure qu’avec ce genre de session « tout le monde en tire profit ».  Statistiques à l’appui, il a démontré que si les seniors sont impliqués dans des accidents avec une vitesse « trop basse », en revanche, ils ne sont que très peu à être concernés dans des accidents dit « graves. »

En plus de la découvert de nouveaux panneaux, une mise au point a également été faite en ce qui concerne les piétons: « Une grande majorité des personnes présentes font de la randonnée, il est essentiel de revoir certaines règles dites basiques lorsque l’on marche sur la chaussée, comme le fait de marcher face aux voitures. »

Une prise de conscience plus générale

Pour l’Amicale des anciens, comme la Prévention routière, ce genre d’atelier est indispensable, pas seulement pour un public senior, mais aussi pour tous les automobilistes: « Dans la majorité des cas, on passe l’examen aux alentours de la vingtaine, puis c’est tout. Alors qu’il y a de nouveaux panneaux, les réflexes des conducteurs changent avec l’âge. Et on prend tous de mauvaises habitudes. »

Discours rejoint par les organisateurs de l’Amicale des anciens: « Cette expérience est à faire et à renouveler. Peut-être en faisant quelque chose de plus ludique, dans le but d’attirer un plus grand nombre de participants. Mais ce qui serait bien, c’est que ce type d’initiative ne soit pas uniquement pris en charge par les associations, mais à des échelons supérieurs de la société ».Il y a 1 jour  par  Florian Gambin + d’articles :76actuSociétéBelbeufNormandie


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