mise en examen d’un chirurgien

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A Grenoble, mise en examen d’un chirurgien pour « homicides et blessures involontaires »

Le chef d’homicides involontaires concerne deux patients, et celui de blessures involontaires 74 personnes, selon le parquet de Grenoble.

Le Monde avec AFP Publié hier à 12h56 reposté par B Dravet avocat au barreau de Toulon

Un chirurgien orthopédiste grenoblois a été mis en examen pour « homicides et blessures involontaires » sur plus de soixante-dix patients, a fait savoir lundi 22 juin le parquet de Grenoble, confirmant une information de RTL. Le docteur V., mis en examen le 10 juin, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, a précisé le procureur de la République Eric Vaillant. Le chef d’homicides involontaires concerne deux patients, et celui de blessures involontaires soixante-quatorze personnes.

« La mise en examen est la preuve qu’il existe des indices graves ou concordants que ce chirurgien a réellement commis les faits », a déclaré l’avocat d’une grande partie des victimes présumées, Edouard Bourgin, ajoutant : « Si nos plaintes n’étaient pas fondées ou pas manifestement fondées, c’est le statut de témoin assisté dont aurait bénéficié le chirurgien. »

La mise en examen a été décidée par deux juges d’instruction, « signe de l’ampleur des dommages faits », a aussi estimé M. Bourgin, affirmant la « dangerosité extrême » du médecin.

Suspendu en janvier 2019

Cette mise en examen a été accueillie avec « grand soulagement » du côté de l’avocat du docteur V., Bernard Boulloud :

« Avec mon client, nous demandions cette mise en examen depuis un an pour avoir accès au dossier et lui permettre de se défendre. Car, jusqu’à présent, il ne pouvait pas le faire. Il était en effet tenu par le secret médical et ne pouvait donc pas parler. Désormais, il va pouvoir produire les pièces médicales qui vont venir contredire les plaintes de certains patients. »

Le médecin avait d’abord été suspendu en janvier 2019, avec effet au 1er mai 2019, par le conseil national de l’ordre des médecins, pour trois ans dont dix-huit mois avec sursis, sur la base d’une soixantaine de dossiers. Une information judiciaire avait ensuite été ouverte en juin 2019 pour « blessures involontaires ».

Le Monde avec AFP


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Bruno Dravet

Me Bruno Dravet a créé son Cabinet d'Avocat à Toulon (Var) au début des années 80, après des études supérieures à la Faculté de droit d'Aix en Provence. Il est marié et père de famille. Il vit dans le village provençal du Revest-les-Eaux.

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